12. déc., 2018

Une nouvelle fois samedi dernier a été noir à Bordeaux, tout comme dans le reste de la France, alors que ce temps est traditionnellement réservé à la préparation de la fête de Noël. Je déplore les violences à l’égard des personnes et les dégradations de mobiliers urbains. Faut-il rappeler que celui-ci est fort onéreux et profite directement à tous les habitants par leurs aspects pratiques mais aussi esthétiques ?

Je remercie les forces de l’ordre d’avoir protégées nos institutions, même si chaque Français aimerait bien, au fond de lui-même, que certaines choses bougent.

Il semble que le malaise actuel ne provienne pas des institutions elles-mêmes, mais plutôt de leurs pratiques.

C'était le cas lorsque le président de la République Sarkozy et le parlement prenaient l’initiative d’approuver la constitution européenne en 2012 alors qu’elle avait été rejetée en 2005 par référendum. Egalement, lorsque le conseil économique, social et environnemental  (cese) rejettait la pétition des 700 000 signataires lors du projet de Loi sur le mariage pour tous. Aussi lorsque le conseil consultatif national d’éthique (ccne) rendait un avis contraire à la consultation populaire sur le sujet de la PMA, dernièrement. Dans certains cas, des décisions politiques sont rendues par des institutions « indépendantes » et dans d’autres, l’expression populaire est tout bonnement évincée. On comprend que la confiance du citoyen à l'égard des institutions s’effrite…

Les différents candidats aux élections ne traitent pas des vrais enjeux et n’affichent pas clairement leurs intentions lors des campagnes électorales. A Bordeaux, par exemple, le projet de réalisation de la Quinzaine de l’égalité n’a pas été exposé, ni débattu pendant la campagne électorale des municipales en 2014. Le vote des citoyens n’est donc pas exercé librement, parce qu’ils ne sont pas mis en mesure de l’utiliser avec discernement par les candidats et les partis politiques.

Les citoyens, eux-mêmes, sont complices parce qu’ils préfèrent fermer les yeux et profiter de leurs avantages, plutôt que de les remettre en cause. Ainsi en va-t-il des familles à l’occasion de la baisse des allocations familiales, des étudiants avec la baisse des allocations logements, des retraités avec la baisse de leur pension, des riches avec la diminution des réductions d’impôts et leurs augmentations, des patients avec la diminution des remboursements de prestations de santé, des entreprises, des chômeurs, des salariés avec les 35h, des paysans… bref, chacun a à perdre un peu de quelque chose par temps de disette. Dans ces conditions, le risque de mécontentement généralisé peut être grand !

Les annonces du président de la République, paraissent décalées au regard de l’enjeu des évènements. En outre, il adopte une attitude identique à celle de ses prédécesseurs. Celle qui n’est plus supportable : la fourberie qui méprise et la technicité qui ignore le coeur. Alors qu’au contraire, les Français ont besoin d’être entendus, d’être mis face à leurs responsabilités et d’être canalisés, par un destin commun, afin qu'ils acceptent les efforts à réaliser et oublient une partie de leurs avantages acquis, devenus inadaptés à ce monde. Ils attendent, enfin, une voie qui leur offre une perspective.

Il n’est pas sûre que le mouvement des Gilets Jaunes réponde à cette aspiration profonde, bien qu’il traduise des difficultés économiques et sociales graves qui ne sont pas reconnues par le politique.

9. déc., 2018

Dans le cadre des futures élections municipales de Bordeaux en mars 2020, je constate que mes demandes d’entretiens avec le maire ne reçoivent pas d’accueils favorables, alors que son ex-challenger socialiste aux élections de 2014, Vincent Feltesse, semble bénéficier d'une attention bienveillante. Le journal Sud-Ouest dans son Tire-bouchon du 1er décembre 2018 rapportait la présence d'Alain Juppé à un colloque organisé autour de l'élu municipal d'opposition.

Le maire, souhaite-t-il se détourner de son électorat de droite, alors quelle est encore présente au conseil municipal, et que ses soutiens Elyséens deviennent de plus en plus fragiles aux yeux de la population ?

Sa stratégie est-elle d'attendre que se lance un candidat de droite dit "populiste" afin de pouvoir présenter ensuite une liste d'union Républicaine présentant tous les contours du "politiquement correct" ?  Ce qui permettrait, une fois de plus, de culpabiliser les électeurs et de se positionner dans l'axe du "bien".

Dans le contexte actuel, il parait pourtant urgent de construire un lien factuel, en dehors de tout parti pris, avec les différentes compositions politiques de la ville ...

 

2. déc., 2018

Tels sont les mots inscrits sur la façade de l’église Saint Eloi à Bordeaux, dans la soirée du 20 novembre dernier, alors que les agresseurs étaient repoussés par le prêtre et quelques fidèles à l’extérieur de l'église.

Ce nouvel évènement anti-catholique intervenait alors que la ville modérée et tolérante achevait sa quinzaine de l’Egalité.

Cette manifestation décline la thématique de l’Egalité dans tous les aspects de la société sous formes d’ateliers, expositions, conférences, réalisations artistiques à destination du public de tous âges et sur toutes les communes de la métropole Bordelaise.

Les habitants, ont été sensibilisés à cette politique par une campagne publicitaire de rue massive, grâce à des affiches sombres montrant des visages d’origines diverses et des écritures jaunes tranchantes.

Si cette politique peut être vue comme une invitation au respect des personnes, elle est en réalité une invitation à changer de regard sur la norme et à la transformer. L’ambition est tout simplement radicale, surtout lorsque l’on sait qu’elle touche aux domaines structurants de la société et de la personne humaine : culture, religion, sexualité, procréation, coutumes, nation…

Certes, ce changement n’est pas imposé par la violence physique. Il est réalisé par une pédagogie et une stratégie de communication intensive et intrusive, ce qui autorise leurs auteurs à se faire passer pour modérés.

Dans ce contexte, la doctrine Catholique qui rappelle sans cesse les vérités humaines et la prudence, constitue un obstacle à l’avancement de cette déstructuration humaine, qui est en recherche d’une liberté absolue. C’est pourquoi, il n’est pas étonnant qu’elle ait été absente de la quinzaine de l’Egalité, que des actes violents anti-catholiques aient été perpétrés à cette occasion et que ceux-ci aient été tus.

Finalement, les mots « ni Dieu, ni Maître, ni Genre », ne résument-ils pas l’esprit de la quinzaine de l’Egalité ? Et le passage à l’acte – leur inscription – n’est-il pas une conséquence de cette initiative ?    

11. nov., 2018

Après un 1er incendie déclaré en 2017, à l’origine indéterminée, la plus ancienne abbatiale de Bordeaux a été profanée le 07 novembre dernier. Un acte de la même nature avait été perpétré à la basilique Saint Seurin en 2015.

Naturellement, je m’associe en tant que Bordelais, Elu Municipal et Catholique à la douleur du curé et des paroissiens mais aussi à tous les Catholiques de France et du monde qui se sentent touchés au plus profond de leur identité. Plus largement, en visant Dieu qui est inscrit dans le coeur de l'homme, c'est l'humanité tout entière qui est concernée.

Rappelons, que la religion Chrétienne est la plus persécutée. Aujourd’hui, près de 200 millions de Chrétiens dans le monde sont victimes d’intimidations, de discriminations ou de violences. Si en Occident elle dispose d’une certaine liberté, son message est bien souvent frelaté ou moqué et ceux qui le porte sont ostracisés ... 

Ses détracteurs, promoteurs du vivre-ensemble, bâtissent un monde ou le Moi et l’Envie sont la référence absolue, ce qui enchaîne l'homme à son égo, l'encourage à formuler des revendications particulières toujours plus autocentrées, inassouvies et inaccessibles. Ce qui conduit à la misère et la violence avec des actes antisémites en recrudescence par exemple, et à l'éclatement de la société.

Alors quau contraire, Dieu, par l’intermédiaire de Jésus-Christ, propose de restaurer la vie Divine à l’humanité blessée, en lui offrant sa filiation ; ce qui la décentre d’elle-même – la liberté - et lui confère l’objectivité – le bien - nécessaire à construire une vie sociale apaisée.

En outre, la religion Catholique offre à ceux qui l’acceptent une véritable histoire d’amour avec la personne, du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, et à travers eux, toute l’humanité. Ce qui explique que certains leurs consacrent du temps, malgré l’adversité naturelle, et plus radicalement, leurs donnent leur vie totale à l’occasion d’actes héroïques.

26. oct., 2018

Si les prochaines échéances politiques sont les élections européennes, il est clair que celles qui préoccupent l’ensemble de la classe politique sont les élections municipales de 2020. Les appareils municipaux se  mobilisent, à l’instar de Paris, Lyon ou Bordeaux…

Dans cette ville nous assistons depuis quelques mois au lancement de deux courants issus de la majorité métropolitaine : Bordeaux 2050 et esprit Bordeaux. L’un est un brainstorming autour des enjeux de notre cité, et l’autre plus politique est un soutien à la personne d’Alain Juppé.

Ici, comme ailleurs, le renouvellement des majorités municipales aux affaires dépendra de leur bilan et de leur capacité à rassembler.

Au  niveau local, si quelques contestations se sont exprimées çà et là auprès des tribunaux ou lors de manifestations : stationnement, BHNS, fermeture du pont de Pierre,…  Dans l’ensemble, les réalisations entreprises par la majorité municipale sont plutôt satisfaisantes, ce qui pourrait lui apporter une certaine confiance, malgré les échecs politiques et successifs qu’elle a subi aux élections suivants sa mise en place (départementale, Régionale, Sénatoriale, présidentielle, législative).

Si beaucoup de proches encouragent l’homme d’Etat et le rénovateur de la ville à se représenter, certains observateurs au contraire, constatent que ses prises de paroles nationales, ostensibles et tranchées, ont un retentissement à l’égard de son électorat local et historique. 

D’autant plus qu'il finit par en subir, in situ, des réalisations d’inspirations égalitaires : quinzaine de l’Egalité, observatoire de l’Egalité, subventions aux associations de gauches et libertaires… soutenues d'un seul coeur par l’ensemble des formations politiques locales, y compris adversaires, en raison notamment de l’alliance tactique Métropolitaine droite/gauche appelée co-gestion, mais aussi, en raison d'une affinité de pensée.

Cette pratique alimente la confusion sur le positionnement de la majorité municipale à l’égard des électeurs, tout en la situant sur un segment politique où la concurrence est nombreuse à Bordeaux, et où il est possible de se brûler les ailes. L'affaire Darwin, terroir de gauche, intrumentalisée par elle à des fins politiques, et si bien accompagnée par la majorité municipale de "droite" en est un bel exemple...

Au final, et à y regarder de près, les prochaines élections municipales de Bordeaux en 2020, pourraient bien donner raison à un candidat « hors système » qui sache conquérir le cœur des Bordelais, face à l’usure du pouvoir actuel, sa gouvernance, et la multiplication des offres à destination du même électorat. A moins qu'il ne soit la valeur ajoutée significative d'une équipe renouvelée.