5. oct., 2019

Dans un but louable, mais un peu fou[1] et peut-être égocentrique, certains veulent transformer la nature humaine en vue d’ « améliorer » sa condition et réaliser le paradis sur terre.

D’après Eric Voegelin[2], ces idées, développées notamment, par Turgot, Comte, Hegel, Marx… et les entreprises qui en ont découlé au XXème siècle ont revêtu la forme du communisme et du national-socialisme.

Encore aujourd’hui, ce mouvement est à  l’œuvre à travers l’établissement de droits contre nature acquis récemment, à l’encontre de la volonté populaire et de l’inspiration des traités internationaux[3].

Ces partisans ont investi tous les lieux d’influence des pays occidentaux. En priorité la formation, la culture et l’information. Ensuite, le politique, l’économie, le social, la sécurité, la justice… si bien qu’il n’existe quasiment plus de contre-pouvoirs ou de contradiction sérieuse qui ne puissent s’exprimer à travers les canaux officiels, sans qu’ils ne soient préalablement soigneusement discrédités.  

Ces projets présentent les dérives suivantes :

1°) ils relèvent à chaque fois du totalitarisme, quitte à avoir recours à la violence, pour parvenir à l’état désiré.

2°) Ils sont pensés par l’homme pour l’homme, en dehors de certains aspects naturels, notamment, de son corps et de sa religiosité. D’une part, il en résulte un certain dualisme entre le corps et l’esprit, un mal-être, ou coexistence entre les deux, plutôt qu’une union. D’autre part, l’absence de prise en compte de son caractère religieux conduit à une conception horizontale de l’homme, sans consistance, conduisant à la réclamation de toujours plus de désirs : immortalité, puissance, jouissance...

La Loi sur la PMA s’inscrit dans ce courant. Elle privilégie le désir d’avoir des enfants sur l’enfant lui-même. Elle place ce dernier en situation d’objet, ce qui n’est pas acceptable s’agissant d’un être humain. En outre, elle dévoie la finalité de l’acte médical qui consiste intrinsèquement à soigner et non à transformer, « améliorer » l’être vivant en fonction de son désir.

Cette Loi renverse le statut de l’homme en le faisant passer de celui d’intouchable, de super-protégé, à celui d’objet de science et d’expérimentation.

Elle parait bien anachronique à l’heure du développement du sentiment écologique partagé par de plus en plus de personnes.

Inscrire dans le droit positif « Respectons la planète, mais surtout pas l’homme » sonne faux et idéologique, loin du bien commun. C’est fou ! Cela est préoccupant dans la mesure où les barrières juridiques et techniques ont été levées petit à petit pour mener à bien ce projet contre nature et irrationnel.



[1] La philosophie devenue folle, Le genre, l’animal, la mort, éditions Grasset 2018, Jean-François Braunstein

[2] La nouvelle science du politique, une introduction, éditions seuil 2000, Eric Voegelin

[3] Les droits de l’homme dénaturé, édition Cerf 2018, Grégor Puppinck

19. mai, 2019

Le mal-être ne saurait être apaisé par la victimisation des personnes concernées, ni par la culpabilisation de la société, ni par des revendications technologiques folles, ou des mutilations, éloignant la personne encore plus de sa propre nature.
  Ce sont des impasses qui conduisent à la violence et la destruction, à la haine de soi et des autres.
Au contraire, c'est l'acceptation de soi et de sa fragilité, la réconciliation avec soi-même et de son environnement qui permet de se relever et d'avancer humblement.
Sachant que chacun porte plus ou moins des blessures de sortes différentes et uniques, cette démarche est la seule qui puisse briser le cercle de l'anéantissement et donner une perspective d'épanouissement.
C'est celle-ci que la #LGBT devrait poursuivre et promouvoir auprès de ses adhérents.

31. déc., 2018

Sans s’en apercevoir, les réclamations des gilets jaunes sont probablement proches du temps de Noël vécu par les catholiques.

La venue de Jésus en notre monde se déroule dans un contexte géographique et temporel bien identifié, celui d'Hérode le Grand, roi de Judée, de l’empereur Romain Auguste et de Quirinius, gouverneur de Syrie, dans la petite ville de Bethléem. L’accouchement intervient en période de recensement, et la filiation humaine de Jésus est également bien connue, puisqu’elle provient de la maison et de la lignée de David.

C’est dans un contexte historiquement identifié et réel que se déroule la naissance qui permet à Dieu de rentrer en contact direct avec l’humanité et l’univers.  Cette fête de Noël est donc une invitation au réalisme avec l'environnement et soi-même.

Etre citoyen du monde, c’est découvrir et participer à son déroulement, chacun à sa place. C’est observer les différents paramètres à leur juste mesure, les qualifier et prendre la décision adéquate en fonction de l’objectif fixé. Enfin, c’est participer à la création du monde, et s’émerveiller de sa beauté !  

Personnellement, c’est résolument prendre la décision de mettre en œuvre un projet d’épanouissement équilibré, appliqué à toutes les dimensions de la vie humaine : affective, intellectuelle, sportive, professionnelle, spirituelle… afin de la développer intégralement et la faire tendre vers la perfection. Ce qui nécessite de reconnaître qu’elle existe, qu’elle est réalisable, et que chacun, humblement et péniblement, a besoin de progresser.

La perte de cet ajustement est responsable de nombreux maux actuels et prévisibles.

Au niveau économique, ce sont les prestations sociales et un budget d’Etat sans cesse financés par le recours à l’emprunt.

Au niveau politique, c’est l’inadéquation de certaines mesures, appliquées avec celles qui sont nécessaires ou désirées, en raison de l’omniprésence des réseaux de pouvoirs qui imposent par la pression et la manipulation l’inscription de leurs revendications dans le droit positif, à l’insu de la volonté populaire.  Raison probable de la révolte des gilets jaunes… Par exemple, bien que non reconnue officiellement, l’écriture inclusive est imposée par des militants dans les associations ou institutions pour communiquer, dans le but de préparer la population à une réforme future.

Au niveau sociétal, c’est l’édification de la toute puissante volonté individuelle qui prime sur le corps ou la personne, avec l’avortement qui nie le caractère humain de l’embryon ; le divorce qui organise l’abandon de l’époux ; et actuellement, la promotion du transgenre, sous couvert de transphobie…

Il s’ensuit un rejet de la nature, malgré des appels à l’écologie, au lieu de son accueil et de son apprivoisement, dans le respect de sa finalité ; un contournement des difficultés plutôt que de leur affrontement résolu et courageux.

Cet égarement est dangereux, car il éloigne l’homme de ses fondamentaux, le laissant vulnérable à toute séduction désenchanteuse, incapable de discerner le bien et de vouloir réaliser le bien commun. Noël, bien que vécu dans une crèche il y a plus de 2000 ans, par son appel discret au réalisme, apparait prophétique. Il devient un scandale de notre temps !

12. déc., 2018

Une nouvelle fois samedi dernier a été noir à Bordeaux, tout comme dans le reste de la France, alors que ce temps est traditionnellement réservé à la préparation de la fête de Noël. Je déplore les violences à l’égard des personnes et les dégradations de mobiliers urbains. Faut-il rappeler que celui-ci est fort onéreux et profite directement à tous les habitants par leurs aspects pratiques mais aussi esthétiques ?

Je remercie les forces de l’ordre d’avoir protégées nos institutions, même si chaque Français aimerait bien, au fond de lui-même, que certaines choses bougent.

Il semble que le malaise actuel ne provienne pas des institutions elles-mêmes, mais plutôt de leurs pratiques.

C'était le cas lorsque le président de la République Sarkozy et le parlement prenaient l’initiative d’approuver la constitution européenne en 208 alors qu’elle avait été rejetée en 2005 par référendum. Egalement, lorsque le conseil économique, social et environnemental  (cese) rejettait la pétition des 700 000 signataires lors du projet de Loi sur le mariage pour tous. Aussi lorsque le conseil consultatif national d’éthique (ccne) rendait un avis contraire à la consultation populaire sur le sujet de la PMA, dernièrement. Dans certains cas, des décisions politiques sont rendues par des institutions « indépendantes » et dans d’autres, l’expression populaire est tout bonnement évincée. On comprend que la confiance du citoyen à l'égard des institutions s’effrite…

Les différents candidats aux élections ne traitent pas des vrais enjeux et n’affichent pas clairement leurs intentions lors des campagnes électorales. A Bordeaux, par exemple, le projet de réalisation de la Quinzaine de l’égalité n’a pas été exposé, ni débattu pendant la campagne électorale des municipales en 2014. Le vote des citoyens n’est donc pas exercé librement, parce qu’ils ne sont pas mis en mesure de l’utiliser avec discernement par les candidats et les partis politiques.

Les citoyens, eux-mêmes, sont complices parce qu’ils préfèrent fermer les yeux et profiter de leurs avantages, plutôt que de les remettre en cause. Ainsi en va-t-il des familles à l’occasion de la baisse des allocations familiales, des étudiants avec la baisse des allocations logements, des retraités avec la baisse de leur pension, des riches avec la diminution des réductions d’impôts et leurs augmentations, des patients avec la diminution des remboursements de prestations de santé, des entreprises, des chômeurs, des salariés avec les 35h, des paysans… bref, chacun a à perdre un peu de quelque chose par temps de disette. Dans ces conditions, le risque de mécontentement généralisé peut être grand !

Les annonces du président de la République, paraissent décalées au regard de l’enjeu des évènements. En outre, il adopte une attitude identique à celle de ses prédécesseurs. Celle qui n’est plus supportable : la fourberie qui méprise et la technicité qui ignore le coeur. Alors qu’au contraire, les Français ont besoin d’être entendus, d’être mis face à leurs responsabilités et d’être canalisés, par un destin commun, afin qu'ils acceptent les efforts à réaliser et oublient une partie de leurs avantages acquis, devenus inadaptés à ce monde. Ils attendent, enfin, une voie qui leur offre une perspective.

Il n’est pas sûre que le mouvement des Gilets Jaunes réponde à cette aspiration profonde, bien qu’il traduise des difficultés économiques et sociales graves qui ne sont pas reconnues par le politique.

9. déc., 2018

Dans le cadre des futures élections municipales de Bordeaux en mars 2020, je constate que mes demandes d’entretiens avec le maire ne reçoivent pas d’accueils favorables, alors que son ex-challenger socialiste aux élections de 2014, Vincent Feltesse, semble bénéficier d'une attention bienveillante. Le journal Sud-Ouest dans son Tire-bouchon du 1er décembre 2018 rapportait la présence d'Alain Juppé à un colloque organisé autour de l'élu municipal d'opposition.

Le maire, souhaite-t-il se détourner de son électorat de droite, alors quelle est encore présente au conseil municipal, et que ses soutiens Elyséens deviennent de plus en plus fragiles aux yeux de la population ?

Sa stratégie est-elle d'attendre que se lance un candidat de droite dit "populiste" afin de pouvoir présenter ensuite une liste d'union Républicaine présentant tous les contours du "politiquement correct" ?  Ce qui permettrait, une fois de plus, de culpabiliser les électeurs et de se positionner dans l'axe du "bien".

Dans le contexte actuel, il parait pourtant urgent de construire un lien factuel, en dehors de tout parti pris, avec les différentes compositions politiques de la ville ...