2. juin, 2018

Le changement de nom du Front national en Rassemblement national, annoncé par Marine Le Pen est un non-évènement, même s’il entérine, à posteriori, l’alliance politique du 2nd tour de l’élection présidentielle 2017 avec Debout la France, et affiche une volonté de rassemblement à ou des droites, suppose-t-on !

Cependant, l’affichage restera insuffisant tant que ce parti n’aura pas montré sa capacité à débattre de tous les sujets avec des propositions sérieuses portées par des animateurs compétents, même si certaines de ses analyses, notamment à propos de l’immigration se montrent exactes.

Cette capacité est à puiser dans le renouvellement des cadres et des projets, qui doivent être en adéquation avec les enjeux actuels. La posture ne suffisant pas à masquer ce décalage et convaincre les électeurs, malgré un environnement porteur à ses thèmes de prédilections, dans cette France en souffrance.  

Cette opération marketing ne me convainc pas, parce que je ne crois pas que les héritiers du FN soient dans la recherche de cette pertinence.

C'est historiquement la droite qui porte cette vision de l’équilibre et la met en œuvre avec audace et justesse.

Cette droite qui est dans le monde, qui lui porte de l'intérêt, mais qui sait s’en détacher pour mieux l'élever et lui éviter de basculer dans un autre décalage, celui de la fuite en avant ou du progressisme inhumain.

11. mai, 2018

Très étonné et flatté de faire l'objet d'un sondage sur mon nom pour les prochaines élections municipales de Bordeaux en 2020. Dans cette hypothèse, ma liste récollecterait 6% des suffrages, soit plus que LREM !

Mon intention reste de soutenir une liste plurielle à droite, dans la mesure ou mon courant serait réellement représenté dans le futur projet politique et incarné par des personnes au sein du futur conseil municipal.

24. mars, 2018

J'admire le geste d'Arnaud Beltrame, qui a donné sa vie pour une otage, qu'il ne devait pas connaître.

Une compassion, une magnanimité, un don de soi qu'il a poursuivi jusqu'au bout de sa vie, dans la liberté... un acte certainement réfléchi qui est l'aboutissement probable d'une vie humble et détachée de lui-même, toute orientée vers la création et les autres.

Puisse, la France et le monde, découvrir, en ce temps, la richesse de cet engagement. Que cet exemple suscite chez d'autres l'envie de parcourir ce chemin de liberté et de générosité soutenu par la vigueur et la persévérance.

Il est à parier que l'histoire ne retienne de cet épisode dramatique de Trèbes, que l'acte héroïque du gendarme, effaçant par là même la cruauté et l'éclat médiatique, pourtant recherchés par leurs auteurs. 

Quel beau témoignage opposé à son ravisseur et à tous ceux qui se réclament de son idéologie plus ou moins proche, et à tous ceux qui promeuvent la culture du moi et du rien !

Merci Arnaud Beltrame.

10. mai, 2017

L'élection présidentielle révèle, à double titre, une échéance démocratique manquée :

Tout d'abord, au soir du 1er tour, alors que le pays attendait massivement une alternance, suite au quinquennat désastreux de François Hollande, les Français ont décidé de perpétuer le système, en l’épurant des éléments perturbateurs, frondeurs (socialistes). Cette reconduction n’est pas le fruit d’un choix démocratique, issu d’un débat loyal entre plusieurs propositions politiques, mais celui d’un vice de forme, ayant conduit à abattre un homme  pour empêcher la mise en œuvre de son programme.

Ensuite, les résultats du 2nd tour affichent, une légitimité décevante pour Emmanuel Macron au regard des suffrages qui se sont exprimés en sa faveur. Seulement 44% des inscrits, malgré une opposante clivante (Marine Le Pen), un appel unanime au front républicain et un battage médiatique important en sa faveur. Cette faiblesse s’explique par une base électorale étroite : les citadins bénéficiaires de la mondialisation, amoureux d’eux-mêmes, et les indécis, cueillis par la science marketing et publicitaire…  

Cependant, pour la future opposition, les résultats de dimanche soir ne sont pas sans espoir :

D’une part, il est possible de penser que l’électorat de droite est allé nourrir une partie du score d'Emmanuel Macron, pour ceux qui voulaient faire barrage au FN (une partie des 43%), de Le Pen, pour ceux qui voulait diminuer le résultat d’en Marche, et de l’abstention plus les votes nuls, pour ceux qui ne souhaitaient pas être assimilés à l’un ou à l’autre des candidats.

Sans oublier, bien sûr,  de partager ce constat avec les électeurs de la France insoumise, et dans une moindre mesure, ceux du parti socialiste. Ce qui laisse, malgré tout, un espace politique assez important à la droite de gouvernement.

D’autre part, le résultat relativement faible du FN (sous la barre des 34%), montre qu’il ne parvient pas à convaincre, alors que la France vit une explosion des thèmes qui lui sont favorables. Il est fort à parier, par ailleurs, que le retrait de la vie politique de Marion Maréchal Le Pen, contribue à affaiblir ce parti, sans ligne doctrinale claire.

Enfin, le front républicain habituellement mortel pour les partis de gouvernements se retourne contre ses partisans, du fait de sa présence future aux affaires – si tenté qu’il obtienne une majorité à l’Assemblée Nationale. Ceux qui le composent, c’est-à-dire les courants dits « humanistes, modérés ou progressistes » de la droite et du centre, vont devoir se positionner entre la collaboration ou l’opposition, dans l’intelligence et la construction, certes. Choix cornélien pour eux ! Mais ce phénomène naturel devrait permettre à ces partis politiques de retrouver leur identité originelle, de clarifier leur ligne idéologique, mais aussi de se rapprocher de leur base populaire, et peut-on espérer, vider les extrêmes… à condition que leur direction soit suffisamment ferme.

Enfin, comment construire la société tant désirée, en l’absence de l’effet de levier que constitue l’exercice du pouvoir politique ?

Il est nécessaire de compter sur la société civile à titre individuel et collectif. D’une part, parce que chaque personne de bonne volonté peut répandre, selon son propre talent et dans sa propre sphère (que ce soit au niveau familial, amical, professionnel, associatif…),  les messages désirés, sachant que leur attractivité dépend de leur action réfléchie mais aussi de la cohérence vécue par ces mêmes personnes. D’autre part, parce qu'elles doivent exercer une solidarité entre elles, à destination du plus grand nombre, afin que des oeuvres communes puissent être réalisées dans tous les domaines de la société.

En résumé, le redressement de notre pays est l'affaire de tous, maintenant. N'attendons pas que les jours imaginaires, soit disant meilleurs dans le passé, reviennent... construisons notre avenir ensemble !

26. avr., 2017

Sans vouloir jeter de l'huile sur le feu, il est temps, malgré tout, de profiter de ce débat de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, pour développer la notion de front Républicain que certains voudraient imposer aux forceps à la droite.

C'est une stratégie de conquête politique, mise en place par une famille de pensée afin de se maintenir au pouvoir, à l'occasion des élections, et d'exclure en les caricaturant, ceux qui refuseraient de s'y soumettre. Le front Républicain porte un autre costume lorsque, au pouvoir, ses utilisateurs votent, main dans la main, des mesures communes malgré leur opposition politique affichée. Ils aiment alors se qualifier d'humanistes, progressistes ou modérés, et nommer leurs opposants de fascistes, rétrogrades, intégristes ou radicalisés afin de faire bonne posture...

Par ailleurs, le front Républicain a des conséquences dévastatrices :

- Il réduit la grille d'analyse de la réalité, et de son traitement politique, à un système de pensée unique, alors qu'elle nécessiterait, au contraire, de multiples éclairages. C’est un appauvrissement de la pensée et de l'action politique.

- Il anesthésie la responsabilité des élites en perpétuant leur mandat et leurs intérêts, malgré leur acceptation de plus en plus contestée par le peuple, au contraire de son renouvellement nécessaire et désiré.

En quelques mots, il est un repli, le refus d’assumer la réalité !

 

À la vérité, leurs inspirateurs et utilisateurs sont les ennemis d'une troisième voie. Celle d’un peuple libre et enraciné, fière et apaisé, partisan d’une démocratie vive et respectueuse, d’une innovation audacieuse et sensée, d’une ouverture maitrisée et conquérante…

 

Dans le contexte actuel, les deux candidats qui sont en compétition n'ont aucune étoffe face à l’enjeu politique qui se présente à la France. Pire, ils conduiront au même résultat, avec une intensité différente :

- D'un côté, Emmanuel MACRON est le fruit d'une construction marketing et publicitaire, qui maquille sa pensée politique. Il s'est qualifié au 2nd tour de l'élection présidentielle grâce aux manipulations de ses partisans ; ce qui n'inaugure pas une volonté très franche de vouloir affronter la réalité. Toutefois, au regard de son entourage, on peut vraisemblablement penser qu'il est favorable à la désincarnation de l'individus, à un monde où l’argent est Roi, avec une dérégulation économique et financière, une marchandisation humaine, une culture flottante, une ouverture sans limite à la mondialisation.

- De l’autre côté, Marine LE PEN, se nourrit de ces rejettés du front Républicain et propose aux Français de vivre dans leur roman historique avec l’illusion d’une protection sociale et économique retrouvée, à l’abri du contexte réel. Par ailleurs, elle feint de protéger les valeurs familiales chères à certains, alors qu’elle-même et son principal capitaine, montrent une affection toute relative pour ces thèmes.

 

En conséquence, sans vouloir donner une consigne de vote, je refuse de considérer qu' un candidat soit moins mauvais que l’autre. Et je n’ai, personnellement, pas d’autres choix que d'être dans l’opposition à l’égard de l’un et de l’autre, et de proposer une troisième voie, dès les élections législatives, pour redresser notre pays. Réalisons un examen de conscience, redonnnons espoir et faisons renaître notre pays. Osons pour de bon cette troisième voie !