26. avr., 2017

Sans vouloir jeter de l'huile sur le feu, il est temps, malgré tout, de profiter de ce débat de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, pour développer la notion de front Républicain que certains voudraient imposer aux forceps à la droite.

C'est une stratégie de conquête politique, mise en place par une famille de pensée afin de se maintenir au pouvoir, à l'occasion des élections, et d'exclure en les caricaturant, ceux qui refuseraient de s'y soumettre. Le front Républicain porte un autre costume lorsque, au pouvoir, ses utilisateurs votent, main dans la main, des mesures communes malgré leur opposition politique affichée. Ils aiment alors se qualifier d'humanistes, progressistes ou modérés, et nommer leurs opposants de fascistes, rétrogrades, intégristes ou radicalisés afin de faire bonne posture...

Par ailleurs, le front Républicain a des conséquences dévastatrices :

- Il réduit la grille d'analyse de la réalité, et de son traitement politique, à un système de pensée unique, alors qu'elle nécessiterait, au contraire, de multiples éclairages. C’est un appauvrissement de la pensée et de l'action politique.

- Il anesthésie la responsabilité des élites en perpétuant leur mandat et leurs intérêts, malgré leur acceptation de plus en plus contestée par le peuple, au contraire de son renouvellement nécessaire et désiré.

En quelques mots, il est un repli, le refus d’assumer la réalité !

 

À la vérité, leurs inspirateurs et utilisateurs sont les ennemis d'une troisième voie. Celle d’un peuple libre et enraciné, fière et apaisé, partisan d’une démocratie vive et respectueuse, d’une innovation audacieuse et sensée, d’une ouverture maitrisée et conquérante…

 

Dans le contexte actuel, les deux candidats qui sont en compétition n'ont aucune étoffe face à l’enjeu politique qui se présente à la France. Pire, ils conduiront au même résultat, avec une intensité différente :

- D'un côté, Emmanuel MACRON est le fruit d'une construction marketing et publicitaire, qui maquille sa pensée politique. Il s'est qualifié au 2nd tour de l'élection présidentielle grâce aux manipulations de ses partisans ; ce qui n'inaugure pas une volonté très franche de vouloir affronter la réalité. Toutefois, au regard de son entourage, on peut vraisemblablement penser qu'il est favorable à la désincarnation de l'individus, à un monde où l’argent est Roi, avec une dérégulation économique et financière, une marchandisation humaine, une culture flottante, une ouverture sans limite à la mondialisation.

- De l’autre côté, Marine LE PEN, se nourrit de ces rejettés du front Républicain et propose aux Français de vivre dans leur roman historique avec l’illusion d’une protection sociale et économique retrouvée, à l’abri du contexte réel. Par ailleurs, elle feint de protéger les valeurs familiales chères à certains, alors qu’elle-même et son principal capitaine, montrent une affection toute relative pour ces thèmes.

 

En conséquence, sans vouloir donner une consigne de vote, je refuse de considérer qu' un candidat soit moins mauvais que l’autre. Et je n’ai, personnellement, pas d’autres choix que d'être dans l’opposition à l’égard de l’un et de l’autre, et de proposer une troisième voie, dès les élections législatives, pour redresser notre pays. Réalisons un examen de conscience, redonnnons espoir et faisons renaître notre pays. Osons pour de bon cette troisième voie !

21. mars, 2017

L'acharnement médiatique dont fait l'objet François Fillon a ceci de positif. C'est qu'il révèle, avec force, le véritable enjeu de cette élection présidentielle et le visage des protagonistes.

Derrière le programme de François Fillon, si massivement plébiscité lors du vote de la primaire de la droite et du centre, et physiquement défendu lors du rassemblement populaire du Trocadéro, le 05 mars dernier, il y a une rupture politique, économique, sociale, diplomatique, sociétale qui est historique. Il y a un basculement, vers une reprise en main d'un destin collectif et national, sans précédent.

Mais, dans le fond, et c'est peut-être ce qui est le plus important, ce qui démarque le plus François Fillon des autres candidats sérieux à l'élection présidentielle, depuis ces quarante dernières années (Valérie Giscard d'Estaing), c‘est la révolution idéologique qu’il porte. Il affirme sans détour qu'il existe des perspectives de réussite pour notre nation si nos gouvernants appliquent des mesures éprouvées par d’autres. En quoi est-ce si révolutionnaire ?

L'objectif de la reprise en main du destin collectif apparaît à l’égard de ses détracteurs comme un crime contre l'idéologie individualiste, qui considère que les ressources et les préoccupations doivent être centrées sur l’individu, le Moi in abstracto.

Ensuite, les moyens que le candidat propose, qui consistent à appliquer certaines mesures expérimentées par d’autres pays, plutôt que des idées toutes faites, sont une insulte aux partisans du relativisme qui considèrent que tout se vaut et qu’il n’existe pas de vérité surtout celle qui est éprouvée par les faits !

L’individualisme et le relativisme inspirent les décisions publiques, depuis plus de 40 ans, ce qui a pour conséquence d’affaisser l’autorité, les coutumes, les règles et codes communs aux Français, puis de laisser place à toujours plus de revendications, de droits de toutes sortes, qui sont de plus en plus absolus et irréalisables. Ces préoccupations inatteignables épuisent non seulement l’énergie utile, mais elle les détourne de la réalité du quotidien, ce qui amène les structures à lâcher prise avec l’environnement intérieur et extérieur qu’elles sont censées gérer. Il s’en suit un effondrement inévitable de ces structures, leur remplacement possible et naturel par d’autres plus puissantes mais peut-être, pas toujours démocratiques...

Ainsi en est-il, par exemple, de l’école, qui perd régulièrement des places dans le classement Pisa et voit de plus en plus d’élèves se tourner vers des établissements privés hors contrats.

Cet enfouissement programmé du destin collectif, matérialisé par l’abandon des signes de reconnaissance communs (la langue, la culture, l’histoire, les coutumes…), finit par perdre l’individu en le plaçant seul, sans lien avec et face aux autres, et en le rendant vulnérable  aux groupes structurés qui répondent à leurs propres objectifs. De cette manière, les citoyens ne sont plus qu’une juxtaposition d’agents, courtisés par d’autres organismes que sont les entreprises multinationales, les groupes de pression financiers, philosophiques ou idéologiques, les communautés religieuses...

C‘est le modèle (le multiculturalisme) de société qui a été imposé aux occidentaux ces dernières années,  mais que les Français ne veulent surtout pas voir se prolonger, au seuil de sa réalisation. Ils en perçoivent le danger, malgré les sirènes, les manipulations et le lavage de cerveau dont ils font l’objet, de la part de ceux qui récoltent les fruits de cette politique.

François Fillon et son programme concentrent les attaques les plus violentes qu’un candidat à l’élection présidentielle française n’ait jamais subies, parce que ses détracteurs savent que la société française est mure pour entendre la vérité et retrouver le chemin de la liberté, et abandonner la poursuite de leurs chimères.

Même s’il n’est pas parfait, il est le seul à avoir compris que le peuple veut se réconcilier et se réapproprier son destin. Et la résistance - héroïque - de François Fillon incarne désormais, de plus en plus, la possibilité de voir ce projet se réaliser, au grand dam des idéologues et de leurs soutiens.

Dans ce contexte, la lutte qui se déroule sous nos yeux n’est pas étonnante. Elle devrait même  s’intensifier à l’approche du vote fatidique. Le choix des armes des uns et des autres est également connu des observateurs avisés : d’un côté, la manipulation et le mensonge qui enferment dans le Moi narcissique, de l'autre, l’attachement à la vérité qui libère.

9. déc., 2016

Il n'est pas raisonnable de s'abriter derrière la parité pour confisquer le résultat des élections démocratiques des Primaires de la droite et du centre, le 20 et 27 novembre dernier. Surtout, lorsque qu'une circonscription est vacante !


Par ailleurs, j'ajoute qu'il est possible, et même nécessaire, de rebattre les cartes des investitures en Gironde, de manière plus juste et plus équilibrée, en fonction des territoires, mais aussi de la force militante qui grogne à certains endroits.

Enfin, la Gironde ne doit pas s'exclure du rassemblement et du rapprochement (dans les 2 sens) des différentes équipes de campagnes à la primaire qui se déroule actuellement partout en France, à condition qu'il y ait un alignement sur le programme et la personne de François Fillon. Je pense au Juppéiste, Maël de Calan, qui demande avec ses soutiens, à nouveau son investiture en Bretagne, qui lui avait été refusé sous la commission nationale d'investiture Sarkoziste, et à l'inverse, au Filloniste que je suis, pour la 2ème circonscription de Gironde...

La dynamique de rassemblement, au sein de la 2nde circonscription de Gironde, lancée au soir du 1er tour des primaires de la droite, doit se poursuivre avec les Juppéistes, même si je sens bien une certaine difficulté humaine liée à une déception ; ce qui est naturel.

Malgré tout, je leur souhaite la bienvenue, en ma qualité de délégué !

28. nov., 2016

Bravo à Francois Fillon pour cette large et belle victoire à la primaire de la droite. Je comprends les déçus de cette élection, qu'ils soient candidats ou soutiens, et je partage leur peine. Je souhaite que la droite et le centre Bordelais se réunissent derrière le programme de notre candidat à la présidentielle en 2017, pour une alternance franche et de redressement. La France en a tellement besoin !
Merci pour tous vos soutiens. Je pense particulièrement à Jean Louis Grattepanche le coordinateur de cette campagne et, Jacqueline Garcia qui représentait les femmes avec Fillon sur Bordeaux et tous les autres...
Cette victoire est celle de la France et des valeurs du courage et de la vérité.

15. nov., 2016

Un parti politique a notamment pour finalité de faire accéder au pouvoir ses membres, afin qu’ils exercent le pouvoir politique.

Dès lors, malheureusement, les partis qui n’ont pas la capacité de répondre à cet objet, en raison de leur faible poids, se trouvent, de facto, à la périphérie du pouvoir. Ils contribuent certes, à alimenter le débat public, mais avec moins de force, parce qu’avec moins de responsables politiques, et aussi, sans pouvoir inscrire leurs idées dans la réalité, ou à la marge. En vérité, ces petites formations ne sont pas des partis, mais des groupes de pression politique, qui oeuvrent dans le domaine des idées politiques.

Dès lors, ces petites formations, en présentant des candidats aux élections qui, naturellement, n’ont aucune chance de les remporter, détournent les électeurs du véritable sens de l’élection qui consiste, rappelons-le, à désigner des représentants qui vont exercer le pouvoir, gouverner… Et un vaincu ne peut espérer, au mieux, qu’une place sans influence dans le gouvernement du vainqueur.

Cette stratégie de dupe contribue à éloigner les électeurs du pouvoir et à faire reculer les valeurs défendues. Elle favorise le repli, le communautarisme, l’échec et, au final, l’exaspération des électeurs qui est entretenue par l’insatisfaction. Elle est une illusion, qui annonce des lendemains douloureux…