5. mars, 2014

Pacte de responsabilité: Que penser de cette initiative?

A priori, elle manifeste que le président de la République a pris conscience, que les entreprises pouvaient lui rendre un service: celui de créer des emplois.
C'est une bonne chose et l'on peut s'en féliciter, même si ce n'est pas le but premier d'une entreprise. Son objet est de vendre des produits ou des services. La ressource humaine ( l'emploi) est un moyen, et il n'est pas le moindre, même si le capital à un rôle tout aussi important ( le président en a t-il conscience?). Par capital, il faut entendre, investissement.
Ainsi, en baissant le coût du travail de 30 milliards d'euros, Francois Hollande espère, que les produits vendus seront plus compétitifs à l'étranger. Ils le seront certainement aussi sur un marché domestique qui frôle la déflation. Il contribuera de cette manière à installer davantage ce mal.
Le président reste très floue sur le financement de cette politique. Il ne veut pas transférer cette charge sur les ménages, ni les inscrire au déficit. Il faudra donc faire des économies...
En réalité, nul n'est dupe, cette charge ne pourra être reportée que sur les ménages, puisque justement, l'objectif est d'épargner les entreprises.
 
Ce financement se fera, soit par une augmentation d'impôt sur les personnes physiques, soit par une disparition des prestations sociales. Ou, par un peu des deux.
 
Quelqu'en soit la manière, il est fort probable que le pouvoir d'achat des ménages s'en trouve raboté, et que la consommation en soit affectée. Au finale, le serpent se mort la queue. Baisse des cotisations pour atteindre une baisse des prix, qui entraîne une augmentation d'impôt ou une réduction des prestations sociales, qui se traduit par une baisse du pouvoir d'achat. C'est bien un cercle déflationniste que nous propose le président Hollande, faute de marge de manœuvre financière !