17. mars, 2014

Baisse historique de ventes des logements neufs, à qui la faute ?

Alors que les taux d’intérêts bancaires sont, eux, historiquement bas, renforçant la solvabilité des ménages, les ventes de logements neufs s’effondrent.

La fédération des promoteurs immobiliers (FPI) craint que les ventes tombent sous la barre des 70 000 logements neufs, seuil franchi 3 fois depuis 25 ans : 1992, 1993 et 1995. La FPI indique qu’à l’époque, la France comportait 56 millions d’habitants contre 66 millions aujourd’hui, ce qui laisse entrevoir l’ampleur du besoin actuel[1].

 

Plusieurs explications peuvent être apportées à cette morosité, en dehors du contexte économique et social général :

-          Augmentation continue de la fiscalité immobilière : plus-values, taxes foncières, CSG, droits d’enregistrement…

-          Amélioration constante des droits des locataires au mépris de ceux des propriétaires,

-          Accroissement des contraintes administratives et règlementaires à l‘encontre du droit de propriété et de la liberté contractuelle

-          Inflation des coûts de construction qui désolvabilisent les acquéreurs, malgré les taux d’intérêts bas et les aides publiques,

-          Enchérissement permanent du coût d’entretien du parc immobilier (coût des matières 1ères, du travail, et des normes en tout genre…).

 

Les initiatives idéologiques (encadrement des loyers, GUL…) de la ministre du logement, Mme Cécile DUFLOT, ont porté aux nues ces tendances, ce qui a contribué à faire fuir les investisseurs, malgré les qualités intrinsèques de la pierre, en cette période instable et le besoin très concret de logement pour la population.

Cette politique est particulièrement dommageable, pour le logement, ou justement la confiance des investisseurs aurait pu, en partie, supplanter le désengagement financier de l’Etat.



[1] Myriam CHAUVOT, Les Echos du 12/02/2014