21. mars, 2017

Présidentielle : le temps que nous vivons ...

L'acharnement médiatique dont fait l'objet François Fillon a ceci de positif. C'est qu'il révèle, avec force, le véritable enjeu de cette élection présidentielle et le visage des protagonistes.

Derrière le programme de François Fillon, si massivement plébiscité lors du vote de la primaire de la droite et du centre, et physiquement défendu lors du rassemblement populaire du Trocadéro, le 05 mars dernier, il y a une rupture politique, économique, sociale, diplomatique, sociétale qui est historique. Il y a un basculement, vers une reprise en main d'un destin collectif et national, sans précédent.

Mais, dans le fond, et c'est peut-être ce qui est le plus important, ce qui démarque le plus François Fillon des autres candidats sérieux à l'élection présidentielle, depuis ces quarante dernières années (Valérie Giscard d'Estaing), c‘est la révolution idéologique qu’il porte. Il affirme sans détour qu'il existe des perspectives de réussite pour notre nation si nos gouvernants appliquent des mesures éprouvées par d’autres. En quoi est-ce si révolutionnaire ?

L'objectif de la reprise en main du destin collectif apparaît à l’égard de ses détracteurs comme un crime contre l'idéologie individualiste, qui considère que les ressources et les préoccupations doivent être centrées sur l’individu, le Moi in abstracto.

Ensuite, les moyens que le candidat propose, qui consistent à appliquer certaines mesures expérimentées par d’autres pays, plutôt que des idées toutes faites, sont une insulte aux partisans du relativisme qui considèrent que tout se vaut et qu’il n’existe pas de vérité surtout celle qui est éprouvée par les faits !

L’individualisme et le relativisme inspirent les décisions publiques, depuis plus de 40 ans, ce qui a pour conséquence d’affaisser l’autorité, les coutumes, les règles et codes communs aux Français, puis de laisser place à toujours plus de revendications, de droits de toutes sortes, qui sont de plus en plus absolus et irréalisables. Ces préoccupations inatteignables épuisent non seulement l’énergie utile, mais elle les détourne de la réalité du quotidien, ce qui amène les structures à lâcher prise avec l’environnement intérieur et extérieur qu’elles sont censées gérer. Il s’en suit un effondrement inévitable de ces structures, leur remplacement possible et naturel par d’autres plus puissantes mais peut-être, pas toujours démocratiques...

Ainsi en est-il, par exemple, de l’école, qui perd régulièrement des places dans le classement Pisa et voit de plus en plus d’élèves se tourner vers des établissements privés hors contrats.

Cet enfouissement programmé du destin collectif, matérialisé par l’abandon des signes de reconnaissance communs (la langue, la culture, l’histoire, les coutumes…), finit par perdre l’individu en le plaçant seul, sans lien avec et face aux autres, et en le rendant vulnérable  aux groupes structurés qui répondent à leurs propres objectifs. De cette manière, les citoyens ne sont plus qu’une juxtaposition d’agents, courtisés par d’autres organismes que sont les entreprises multinationales, les groupes de pression financiers, philosophiques ou idéologiques, les communautés religieuses...

C‘est le modèle (le multiculturalisme) de société qui a été imposé aux occidentaux ces dernières années,  mais que les Français ne veulent surtout pas voir se prolonger, au seuil de sa réalisation. Ils en perçoivent le danger, malgré les sirènes, les manipulations et le lavage de cerveau dont ils font l’objet, de la part de ceux qui récoltent les fruits de cette politique.

François Fillon et son programme concentrent les attaques les plus violentes qu’un candidat à l’élection présidentielle française n’ait jamais subies, parce que ses détracteurs savent que la société française est mure pour entendre la vérité et retrouver le chemin de la liberté, et abandonner la poursuite de leurs chimères.

Même s’il n’est pas parfait, il est le seul à avoir compris que le peuple veut se réconcilier et se réapproprier son destin. Et la résistance - héroïque - de François Fillon incarne désormais, de plus en plus, la possibilité de voir ce projet se réaliser, au grand dam des idéologues et de leurs soutiens.

Dans ce contexte, la lutte qui se déroule sous nos yeux n’est pas étonnante. Elle devrait même  s’intensifier à l’approche du vote fatidique. Le choix des armes des uns et des autres est également connu des observateurs avisés : d’un côté, la manipulation et le mensonge qui enferment dans le Moi narcissique, de l'autre, l’attachement à la vérité qui libère.