26. oct., 2018

Si les prochaines échéances politiques sont les élections européennes, il est clair que celles qui préoccupent l’ensemble de la classe politique sont les élections municipales de 2020. Les appareils municipaux se  mobilisent, à l’instar de Paris, Lyon ou Bordeaux…

Dans cette ville nous assistons depuis quelques mois au lancement de deux courants issus de la majorité métropolitaine : Bordeaux 2050 et esprit Bordeaux. L’un est un brainstorming autour des enjeux de notre cité, et l’autre plus politique est un soutien à la personne d’Alain Juppé.

Ici, comme ailleurs, le renouvellement des majorités municipales aux affaires dépendra de leur bilan et de leur capacité à rassembler.

Au  niveau local, si quelques contestations se sont exprimées çà et là auprès des tribunaux ou lors de manifestations : stationnement, BHNS, fermeture du pont de Pierre,…  Dans l’ensemble, les réalisations entreprises par la majorité municipale sont plutôt satisfaisantes, ce qui pourrait lui apporter une certaine confiance, malgré les échecs politiques et successifs qu’elle a subi aux élections suivants sa mise en place (départementale, Régionale, Sénatoriale, présidentielle, législative).

Si beaucoup de proches encouragent l’homme d’Etat et le rénovateur de la ville à se représenter, certains observateurs au contraire, constatent que ses prises de paroles nationales, ostensibles et tranchées, ont un retentissement à l’égard de son électorat local et historique. 

D’autant plus qu'il finit par en subir, in situ, des réalisations d’inspirations égalitaires : quinzaine de l’Egalité, observatoire de l’Egalité, subventions aux associations de gauches et libertaires… soutenues d'un seul coeur par l’ensemble des formations politiques locales, y compris adversaires, en raison notamment de l’alliance tactique Métropolitaine droite/gauche appelée co-gestion, mais aussi, en raison d'une affinité de pensée.

Cette pratique alimente la confusion sur le positionnement de la majorité municipale à l’égard des électeurs, tout en la situant sur un segment politique où la concurrence est nombreuse à Bordeaux, et où il est possible de se brûler les ailes. L'affaire Darwin, terroir de gauche, intrumentalisée par elle à des fins politiques, et si bien accompagnée par la majorité municipale de "droite" en est un bel exemple...

Au final, et à y regarder de près, les prochaines élections municipales de Bordeaux en 2020, pourraient bien donner raison à un candidat « hors système » qui sache conquérir le cœur des Bordelais, face à l’usure du pouvoir actuel, sa gouvernance, et la multiplication des offres à destination du même électorat. A moins qu'il ne soit la valeur ajoutée significative d'une équipe renouvelée.

2. juin, 2018

Le changement de nom du Front national en Rassemblement national, annoncé par Marine Le Pen est un non-évènement, même s’il entérine, à posteriori, l’alliance politique du 2nd tour de l’élection présidentielle 2017 avec Debout la France, et affiche une volonté de rassemblement à ou des droites, suppose-t-on !

Cependant, l’affichage restera insuffisant tant que ce parti n’aura pas montré sa capacité à débattre de tous les sujets avec des propositions sérieuses portées par des animateurs compétents, même si certaines de ses analyses, notamment à propos de l’immigration se montrent exactes.

Cette capacité est à puiser dans le renouvellement des cadres et des projets, qui doivent être en adéquation avec les enjeux actuels. La posture ne suffisant pas à masquer ce décalage et convaincre les électeurs, malgré un environnement porteur à ses thèmes de prédilections, dans cette France en souffrance.  

Cette opération marketing ne me convainc pas, parce que je ne crois pas que les héritiers du FN soient dans la recherche de cette pertinence.

C'est historiquement la droite qui porte cette vision de l’équilibre et la met en œuvre avec audace et justesse.

Cette droite qui est dans le monde, qui lui porte de l'intérêt, mais qui sait s’en détacher pour mieux l'élever et lui éviter de basculer dans un autre décalage, celui de la fuite en avant ou du progressisme inhumain.

11. mai, 2018

Très étonné et flatté de faire l'objet d'un sondage sur mon nom pour les prochaines élections municipales de Bordeaux en 2020. Dans cette hypothèse, ma liste récollecterait 6% des suffrages, soit plus que LREM !

Mon intention reste de soutenir une liste plurielle à droite, dans la mesure ou mon courant serait réellement représenté dans le futur projet politique et incarné par des personnes au sein du futur conseil municipal.

24. mars, 2018

J'admire le geste d'Arnaud Beltrame, qui a donné sa vie pour une otage, qu'il ne devait pas connaître.

Une compassion, une magnanimité, un don de soi qu'il a poursuivi jusqu'au bout de sa vie, dans la liberté... un acte certainement réfléchi qui est l'aboutissement probable d'une vie humble et détachée de lui-même, toute orientée vers la création et les autres.

Puisse, la France et le monde, découvrir, en ce temps, la richesse de cet engagement. Que cet exemple suscite chez d'autres l'envie de parcourir ce chemin de liberté et de générosité soutenu par la vigueur et la persévérance.

Il est à parier que l'histoire ne retienne de cet épisode dramatique de Trèbes, que l'acte héroïque du gendarme, effaçant par là même la cruauté et l'éclat médiatique, pourtant recherchés par leurs auteurs. 

Quel beau témoignage opposé à son ravisseur et à tous ceux qui se réclament de son idéologie plus ou moins proche, et à tous ceux qui promeuvent la culture du moi et du rien !

Merci Arnaud Beltrame.

10. mai, 2017

L'élection présidentielle révèle, à double titre, une échéance démocratique manquée :

Tout d'abord, au soir du 1er tour, alors que le pays attendait massivement une alternance, suite au quinquennat désastreux de François Hollande, les Français ont décidé de perpétuer le système, en l’épurant des éléments perturbateurs, frondeurs (socialistes). Cette reconduction n’est pas le fruit d’un choix démocratique, issu d’un débat loyal entre plusieurs propositions politiques, mais celui d’un vice de forme, ayant conduit à abattre un homme  pour empêcher la mise en œuvre de son programme.

Ensuite, les résultats du 2nd tour affichent, une légitimité décevante pour Emmanuel Macron au regard des suffrages qui se sont exprimés en sa faveur. Seulement 44% des inscrits, malgré une opposante clivante (Marine Le Pen), un appel unanime au front républicain et un battage médiatique important en sa faveur. Cette faiblesse s’explique par une base électorale étroite : les citadins bénéficiaires de la mondialisation, amoureux d’eux-mêmes, et les indécis, cueillis par la science marketing et publicitaire…  

Cependant, pour la future opposition, les résultats de dimanche soir ne sont pas sans espoir :

D’une part, il est possible de penser que l’électorat de droite est allé nourrir une partie du score d'Emmanuel Macron, pour ceux qui voulaient faire barrage au FN (une partie des 43%), de Le Pen, pour ceux qui voulait diminuer le résultat d’en Marche, et de l’abstention plus les votes nuls, pour ceux qui ne souhaitaient pas être assimilés à l’un ou à l’autre des candidats.

Sans oublier, bien sûr,  de partager ce constat avec les électeurs de la France insoumise, et dans une moindre mesure, ceux du parti socialiste. Ce qui laisse, malgré tout, un espace politique assez important à la droite de gouvernement.

D’autre part, le résultat relativement faible du FN (sous la barre des 34%), montre qu’il ne parvient pas à convaincre, alors que la France vit une explosion des thèmes qui lui sont favorables. Il est fort à parier, par ailleurs, que le retrait de la vie politique de Marion Maréchal Le Pen, contribue à affaiblir ce parti, sans ligne doctrinale claire.

Enfin, le front républicain habituellement mortel pour les partis de gouvernements se retourne contre ses partisans, du fait de sa présence future aux affaires – si tenté qu’il obtienne une majorité à l’Assemblée Nationale. Ceux qui le composent, c’est-à-dire les courants dits « humanistes, modérés ou progressistes » de la droite et du centre, vont devoir se positionner entre la collaboration ou l’opposition, dans l’intelligence et la construction, certes. Choix cornélien pour eux ! Mais ce phénomène naturel devrait permettre à ces partis politiques de retrouver leur identité originelle, de clarifier leur ligne idéologique, mais aussi de se rapprocher de leur base populaire, et peut-on espérer, vider les extrêmes… à condition que leur direction soit suffisamment ferme.

Enfin, comment construire la société tant désirée, en l’absence de l’effet de levier que constitue l’exercice du pouvoir politique ?

Il est nécessaire de compter sur la société civile à titre individuel et collectif. D’une part, parce que chaque personne de bonne volonté peut répandre, selon son propre talent et dans sa propre sphère (que ce soit au niveau familial, amical, professionnel, associatif…),  les messages désirés, sachant que leur attractivité dépend de leur action réfléchie mais aussi de la cohérence vécue par ces mêmes personnes. D’autre part, parce qu'elles doivent exercer une solidarité entre elles, à destination du plus grand nombre, afin que des oeuvres communes puissent être réalisées dans tous les domaines de la société.

En résumé, le redressement de notre pays est l'affaire de tous, maintenant. N'attendons pas que les jours imaginaires, soit disant meilleurs dans le passé, reviennent... construisons notre avenir ensemble !